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The Site of Cucuruzzu The casteddu (stone enclosure) of Cucuruzzu, Corsica, constitutes one of the most remarkable places of the Corsican Bronze Age (Figure 1). Roger Grosjean directed several excavations there throughout the 1960s, and... more
The Site of Cucuruzzu The casteddu (stone enclosure) of Cucuruzzu, Corsica, constitutes one of the most remarkable places of the Corsican Bronze Age (Figure 1). Roger Grosjean directed several excavations there throughout the 1960s, and François de Lanfranchi continued to explore the site in the 1970s. The built environment consists of a wide stone enclosure girding the stone tower located at the most prominent point of the location. The geographic situation of the complex and its architecture are consistent with a defensive function. However, the presence of sherds of large storing jars and of unfired clay coils in the three chambers located within the thickness of the enclosure walls suggests that the site may also have played a political role as a manufacturing and redistribution center at a regional level. In the summer 2015, a preventive excavation took place in two different locations of the enclosure in prevision of a series of planned interventions aimed at ensuring the safety of the visitors. The ceramic material found at this occasion in the stratigraphic unit 105 of the sector 1 was identified as typical of the ceramic production of the beginning of the Final Bronze Age (1200-950 BC), an attribution that was later confirmed by radiocarbon dating (1300-1075 cal BC, 95%). Method This study includes 67 sherds and a daub fragment found during the 2015 excavation, as well as a clay sample from a deposit located in the vicinity of the site (Figure 3). A portable Bruker III-SD X-ray fluorescence (pXRF) spectrometer was used to determine the value six trace elements that known for being indicative of the geological origin of the clay: rubidium, strontium, yttrium, zirconium, niobium, and thorium (Tykot 2016). In order to make sure no slip or painting interfered with the measurement, each sherd was analyzed twice: once on the inner surface and once on the outer surface. The average of the two values was retained for subsequent statistical analyses. The samples were then classified into different chemical groups through cluster analysis, principal component analysis, and discriminant analysis. Final Bronze Age Ceramics in Corsica A genuine rupture occurred in the field of ceramic production at the beginning of the Final Bronze Age in southern Corsica. In effect, this period corresponds to the appearance of a new ceramic assemblage, designated as the " ACC " assemblage in reference to the sites (Apazzu, Cuccuruzzu, and Castidetta) where it was first identified (Peche-Quilichini 2014). ACC assemblages consist of a coarseware, reminiscent of earlier productions, and of a fineware that has no antecedent in the region. The manufacturing operational sequence of the fineware include practices such as surface burnishing and firing in a reducing atmosphere, which may point at a specialized rather than domestic production (Figure 2). Since several authors also place the appearance of the casteddi at the beginning of the Final Bronze Age, there is a possibility that the two phenomena may have been related. In particular, if the ACC fineware was indeed made by specialists, one would expect its production to take place in the casteddi, where it could presumably be controlled by the local elite. The aim of this study is to explore the production and the distribution of ACC ceramics through the analysis of the chemical composition of the paste of the vessels. References Peche-Quilichini, Kewin 2014 Protohistoire d'une île Vaisselles céramiques du Bronze final et du premier âge du Fer de Corse (1200-550 av. J.-C.).
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Depuis les travaux pionniers de R. Grosjean durant les années 1960 et 1970, la recherche portant sur la Corse de l'âge du Bronze a été largement conditionnée par l'omniprésence des statues-menhirs armées et des sites perchés fortifiés,... more
Depuis les travaux pionniers de R. Grosjean durant les années 1960 et 1970, la recherche portant sur la Corse de l'âge du Bronze a été largement conditionnée par l'omniprésence des statues-menhirs armées et des sites perchés fortifiés, les torre et les casteddi. Il en découle une perception d'une société insulaire morcelée en une multitude de communautés autonomes, dont les relations avec les groupes voisins se résumeraient à un mélange d'indifférence et de franche hostilité. Il importe néanmoins de souligner qu'aucun élément concret ne vient étayer cette hypothèse. Par conséquent, il nous est apparu judicieux d'étudier la provenance et la mobilité des poteries de l'âge du Bronze afin d'étendre nos connaissances sur les processus de production, distribution et consommation. Les études archéométriques de provenance d'artefacts archéologiques se basent sur le postulat que la composition chimique d'un objet peut être mise en relation avec les matières premières utilisées lors de sa production. Pour que cela soit vérifiable, il est nécessaire de trouver des critères non seulement suceptibles de faire correspondre un artefact avec une source de matière première mais aussi de pouvoir établir une distinction entre les différentes sources possibles. Méthode Nous avons choisi d'utiliser un spectromètre portable de fluorescence à rayons X (pXRF) de type Bruker III-SD. La méthode consiste à bombarder l'échantillon de rayons X dans le but de déloger les électrons se trouvant dans les couches électroniques les plus proches du nucléus. La place laissée vacante est alors comblée par la descente d'un électron se trouvant dans une couche supérieure, qui émet au passage un rayon X secondaire correspondant à la différence d'énergie entre les deux couches, qui est détectée par le spectromètre. On peut ainsi quantifier la teneur du mobilier céramique en six élément traces : le rubidium (Rb), le strontium (Sr), l'yttrium (Y), le zirconium (Zr), le niobium (Nb) et le thorium (Th). On obtient de cette façon une signature chimique pour chaque tesson, correspondant à la composition chimique de l'argile ayant servi de matière première. Rapide et peu onéreuse, cette technique présente en outre l'immense avantage d'être non destructive. Ces caractéristiques font du pXRF l'instrument idéal pour étudier des collections archéologiques sur leur lieu de conservation. Choix des sites Pour cette analyse, nous avons choisi de nous concentrer sur le Bronze final (de 1200 à 850 av. J.-C.) de Corse du Sud, soit une aire chrono-géographique homogène à l'échelle de plusieurs vallées. Les datations C14 effectuées lors des fouilles de Joseph Cesari au casteddu de Castidetta-Pozzone (Sartène, 2A) ont fourni un cadre chronologique fiable pour cette période. Le mobilier de ce site a été inclus dans cette étude. En outre, de récents travaux ont mis en évidence certaines caractéristiques typologiques propres au mobilier céramique de cette époque (faciès " Apazzu-Castidetta-Cucuruzzu "), le rendant par là même plus aisé à identifier. Par conséquent, nous avons inclus le mobilier de trois autres sites ayant été fouillés dans les années 1960 et 1970, pour lesquels aucune information stratigraphique n'est disponible, mais dont la production céramique est typique du Bronze final : Punta Campana (Foce-Bilzese, 2A), Apazzu Vecchju (Sartène, 2A) et Ceccia (Porto-Vecchio, 2A). Les collections de ces quatre sites sont conservées au musée de Sartène. Conclusion Si l'hypothèse d'une origine exclusive à un site ou exogène de l'argile ayant servi à la production des tessons du groupe secondaire est retenue, il est légitime d'envisager une circulation assez fréquente des productions céramiques durant cette période. Cette mobilité indique l'existence d'échanges de biens, allant de pair avec le déplacement d'individus d'une communauté à l'autre. Cette situation est difficilement conciliable avec la vision de groupes insulaires repliés sur eux-mêmes, à l'abri derrière les murs des casteddi. Elle est, au contraire, en accord avec l'image d'une société plus ouverte, capable d'intégrer et d'assimiler, consciemment et/ou inconsciemment des modifications techno-stylistiques par l'intermédiaire d'échanges probablement multivariés. Il conviendrait toutefois de consolider ces premiers résultats, d'une part en étendant ce type d'études à d'autres microrégions insulaires et à d'autres periodes chronologiques, d'autre part en procédant à l'élaboration d'un référentiel des sources d'argiles en Corse. Résultats et interprétation L'analyse en composantes principales sur variables centrées et réduites a permis d'identifier un groupe principal comportant 183 tessons, ainsi qu'un groupe secondaire de 22 tessons caractérisé par une teneur relativement plus élevée en thorium. L'interprétation de ces résultats nécessite la prise en compte du cadre géologique insulaire. Les quatre sites étant tous situés dans le même contexte granitique, il n'est guère surprenant que la majorité des tessons analysés aient une composition chimique similaire. Ce raisonnement nous amène à considérer le groupe compositionnel principal comme représentant une production issue d'argiles locales. Déterminer l'origine de l'argile ayant servi pour la fabrication des vases du second groupe est plus délicat. Il convient de souligner qu'il inclut des tessons provenant de trois sites différents : Apazzu Vecchju, Castidetta-Pozzone et Punta Campana, ce qui suggère que la composition chimique particulière des tessons de ce groupe ne provient pas d'une diagenèse différentielle liée à des conditions locales spécifiques. Dès lors, tout laisse à penser que ce phénomène découle de différences dans la chaîne opératoire ou de l'utilisation d'une argile provenant d'un autre contexte géologique que celle ayant servi pour la majorité de la production. Dans ce dernier cas, la matière première aurait pû provenir soit d'une localité spécifique de la Corse méridionale, soit d'une région limitrophe.
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Archaeology, Pottery (Archaeology), Bronze Age Europe (Archaeology), Bronze Age Archaeology, Coastal and Island Archaeology, and 87 more
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